Extrait de Kammouneh de l’artiste libanaise Aya Debes, une œuvre qui illustre l’impact du déplacement sur l’identité et la mémoire collective.
Extrait de Kammouneh de l’artiste libanaise Aya Debes, une œuvre qui illustre l’impact du déplacement sur l’identité et la mémoire collective.

Le projet Tæ’thir présente 6 projets artistiques au 38ème festival des Instants Vidéo, à Marseille

Dans Programme d’Education aux Droits Humains

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Projet mené par

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Les 16 et 17 octobre 2025, lors du 38ème festival des Instants Vidéo qui se tiendra à Marseille, le projet Tæ'thir présentera les œuvres originales de 6 jeunes artistes méditerranéen.e.s. Il s’agit de la première présentation publique des participant.e.s du projet.

Tæ'thir, « influence » en arabe, vise à promouvoir une culture des droits humains dans les pays méditerranéens en s'appuyant sur des pratiques numériques et artistiques influentes et innovantes. Les bénéficiaires du projet sont les jeunes artistes et créateur.ices de contenus (visuels, audio, écrits, performances), que ce soit via les outils traditionnels ou sur les nouvelles plateformes numériques. Il est porté par le Réseau Euromed France, le Cairo Institute for Human Rights Studies, Les Instants Vidéo Numériques et Poétiques, et la Ligue de l’Enseignement des Bouches-du-Rhône.

Le premier cycle du projet Tæ'thir a réuni 20 participant.e.s de dix pays méditerranéens. 6 artistes de ce cycle présenteront leurs projets au festival des Instants Vidéo, soulignant ainsi l’intersection entre création artistique et droits humains. Quant aux autres participant.e.s du 1er cycle, leurs œuvres seront présentées en 2026.

Les six projets présentés au Festival des Instants Vidéo représentent cinq pays et explorent les thèmes de l'identité, de la mémoire, de l'amour, de l'exil et de la résilience. Dans son court-métrage documentaire, D’un mâle et d’une femelle, Bassem Ben Brahim soulève des questions urgentes quant à l'autodétermination et les droits humains nous présentant ainsi la jeune Salma qui découvre son intersexualité de naissance. Le film met en lumière le traumatisme subi par les minorités sexuelles et de genre en Tunisie.

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D’un mâle et d’une femelle

Côté Egypte, deux projets artistiques seront présentés. Omnia Abu El Nour à travers son œuvre, Spinning Grounds, une méditation poétique sur le déplacement et l'appartenance. Elle suit le parcours d'une femme nubienne et alexandrine naviguant entre deux villes en mutation. Littoral menacé, les côtes disparaissent, les communautés déracinées, les identités se transforment : qu'est-ce qui a été perdu et que reste-t-il ? Parallèlement, dans les espaces quotidiens de la vie égyptienne, Youhanna Nagi remet en question et déconstruit les concepts traditionnels de masculinité dans son film A Ciphered Blade, en s'interrogeant sur les dynamiques spatiales et sociales ancrées dans les salons de coiffure égyptiens.

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Spinning Grounds
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A Ciphered Blade

Aya Debes explore l'impact du déplacement sur les traditions dans son livre illustré Kammouneh. Nommé d'après le plat libanais au cumin, l'ouvrage mêle les thèmes de la préservation de l'identité, de la résilience et du patrimoine culinaire en temps de guerre. Debes donnera vie au livre en préparant le plat en direct pour le public du festival.

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Kammouneh
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Kammouneh

Soufiane Hennani nous propose un voyage sonore au cœur du Maroc, Badad met en lumière les luttes, les espoirs et les résistances qui façonnent les relations humaines dans un pays marqué par ses polarisations sociales et culturelles. Dans cette œuvre d'art sonore, l'amour se transforme en lieu d'expression et de protestation.

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"Badad"

Le documentaire français de Tahin Demiral, Amour amour liberté, raconte l'histoire de personnes queer en exil, qui traversent des frontières réelles et métaphoriques, affrontant des systèmes qui cherchent à réduire leur identité à des chiffres et des documents.

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Amour amour liberté

Tæ'thir aspire à bâtir une communauté d’artistes et de créateur.ice.s à travers la Méditerranée afin de favoriser le dialogue sur les questions de droits humains. Centré sur les jeunes artistes et créateur.ice.s de contenu numérique (âgés de 21 à 35 ans) du bassin méditerranéen, et plus particulièrement les pays du Sud, le projet offre un programme de formation participative qui encourage l’engagement sur les questions d’intérêt public liées au patriarcat, à la censure et à la critique, à partir d’une perspective culturelle et créative. Il soutient la production et la diffusion d’œuvres artistiques et numériques qui mettent l’accent sur les interactions entre les enjeux culturels, sociaux, économiques et politiques et les contenus artistiques et numériques, tout en mettant en lumière les opportunités offertes par ces interactions.

Les participant.e.s du projet Tæ'thir sont sélectionné.e.s via un appel à candidatures, garantissant ainsi un processus ouvert et compétitif où les jeunes artistes et créateur.ice.s de contenu sont invité.e.s à soumettre leurs propositions en lien avec les thèmes du projet. Le premier cycle a été lancé en février 2024 sur le thème « De quoi vit l’humain ? », comme une question ouverte visant à explorer la complexité de la condition humaine à travers le prisme des droits humains. Le deuxième cycle, lancé en mars 2025, avec pour thème « Résister à la résignation », invitant ainsi les participants à explorer des formes de dévouement, d'imagination et de création qui contrecarrent le désespoir et la futilité face à l'injustice systémique, aux conflits et à la marginalisation. À ce jour, le projet a réuni quarante-quatre participant.e.s de quatorze pays (Algérie, Égypte, France, Grèce, Italie, Jordanie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie) et se poursuit jusqu'en août 2026, avec le soutien financier de l'Agence française de développement, de la Délégation interministérielle à la Méditerranée (ministère de l'Europe et des Affaires étrangères) et de la Fondation de France.

Projet financé par

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