Egypte : Assauts répétés sur la liberté d’expression à l’approche des élections parlementaires

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La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et ses organisations membres, l’Organisation égyptienne des droits de l’Homme (EOHR) et l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’Homme (CIHRS) expriment leur inquiétude face à une suite d’évènements qui, pris dans leur ensemble, apparaissent comme une répression systématique des voix de l’opposition et de la presse à l’approche des élections parlementaires de novembre.


Selon le principal quotidien indépendant égyptien, Al-Masry al-Youm, l’Autorité Nationale de Régulation des Télécommunications égyptienne (NTRA) a imposé de nouvelles restrictions sur les services d’information par SMS et les compagnies téléphoniques, dans une tentative assumée de prévenir un éventuel activisme anti-gouvernemental durant les élections.


En outre, la NTRA prendrait 3% des revenus des SMS aux compagnies afin de payer les ” contrôleurs ” de SMS dont le travail, d’après Al-Masry al-Youm, serait de surveiller les SMS envoyés par les groupes d’opposition.


Concrètement, ” ces régulations exigent que les médias paient pour la censure “, affirmait jeudi la présidente de la FIDH Souhayr Belhassen.

 

Les initiatives du NTRA font suite à une succession d’évènements troublants au sein des médias égyptiens, en amont des élections de novembre. La semaine dernière, Ibrahim Eissa, le rédacteur en chef du journal d’opposition Al-Dostour, vétéran du journalisme d’opposition, a été destitué de son poste juste après que le journal ait été acheté par Al-Sayyid al-Badawi, le chef du parti d’opposition Al Wafd. Al-Badawi a vendu ses parts de Al-Dostour juste après avoir renvoyé Eissa. Beaucoup, au sein de la société civile égyptienne, ont été troublés par le renvoi  de Eissa, d’autant plus qu’il venait également d’être renvoyé de son émission à la télévision. Par ailleurs, plus tôt ce mois ci, les autorités ont fermé la chaîne de télévision satellite religieuse conservatrice Al-Badr pour incitation à la haine communautaire, et fermé les studios qui avaient produit l’émission politique ” Al-Qahira Al-youm ” (Le Caire Aujourd’hui) pour la chaîne de télévision satellite Orbit.

 

La FIDH, l’EOHR et le CIHRS demandent aux autorités égyptiennes de mettre un frein aux restrictions de la liberté d’expression et de permettre aux voix dissidentes d’être entendues.


Contact presse : Karine Appy/Fabien Maitre + 33 1 43 55 14 12/ + 33 1 43 55 90 19

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